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Famille

Le groupe se divisait en petites unités qui ne comprenaient pas plus de 30 personnes. La raison était fort simple; chaque famille disposait d’un territoire de chasse d’une superficie d’environ 1 000 kilomètres carrés, ce qui fait qu'un groupe d’une plus grande ampleur n’aurait pu survivre avec les ressources disponibles. Ces petits groupes étaient composés de familles élargies c’est-à-dire d’un grand-père, d’une grand-mère, leurs enfants, les conjoints de ceux-ci et les petits enfants.

Quand le temps doux revenait, que la neige fondait et que la glace sur les étendues d’eau se rompait, le cycle recommençait avec les familles qui repartaient vers les campements d’été.

Si le territoire était divisé en familles, on acceptait facilement qu’un groupe de chasseurs poursuivant une bête, un orignal par exemple, puisse pénétrer sur le territoire du voisin pour capturer la bête qu’ils avaient suivi. Généralement, le chasseur tuant une bête sur le territoire d’une autre famille devait partager le fruit de ses efforts avec la famille identifiée à ce secteur. La fourrure de l’animal, la principale monnaie d’échange entre les groupes autochtones, était laissée aux détenteurs de droits sur le territoire.

Par contre, le territoire de trappe était réservé aux membres de la famille en raison de la valeur des fourrures dans les échanges entre les groupes. Pour cette raison, l’installation des pièges par d’autres trappeurs sur le territoire d’une famille était considérée comme un vol ou une agression. Les tensions résultant de ce genre de situation se sont évidemment accentuées avec l’explosion du commerce des fourrures avec les Européens et la raréfaction de la ressource.