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Tournoi de hockey à Pikogan
La quinzième édition du tournoi de hockey mineur et
de ballon sur glace de Pikogan s'est tenue les 8, 9, 10 et 11 avril
dernier à Pikogan, avec 74 équipes participantes. Réunissant
environ 900 joueurs Algonquins, Attikamewks et Cris (Québec
et Ontario) âgés entre 6 et 20 ans, le tournoi fut riche
en action!
Tout a débuté lors de la cérémonie
d'ouverture le vendredi soir, lorsqu'un match exhibition de hockey
féminin
fut présenté. Le tournoi visait d'ailleurs à mettre
cette discipline en valeur cette année. Les joueurs ont ensuite
sauté sur la glace!
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Initiative sur le langage autochtone
Cinquante-quatre langues autochtones sont toujours parlées
au Canada. Toutefois, le nombre de personnes qui les utilisent couramment
diminue. La situation concerne bien sûr la langue algonquine.
Déjà, dans les années soixante, des gens se
penchaient sur la question à Kitigan Zibi, dans le but de
s'assurer que la langue continue de se développer. Aujourd'hui,
un comité réunissant des représentants des neuf
communautés algonquines du Québec et de deux de l'Ontario
(Wahgoshig et Golden Lake) consacre d'importants efforts à « assurer
la continuité de la langue et de la culture algonquine en
appuyant les communautés dans leurs efforts pour atteindre
leur but de préservation, rétablissement, revitalisation,
maintien, promotion et développement de la langue algonquine ».
La mise sur pied du comité a débuté lorsque
Kitigan Zibi a tenu une conférence sur le langage réunissant
des aînés. Il fut alors suggéré qu'un
comité soit formé. Le travail pour trouver des représentants
de chacune des communautés, puis
la rédaction de règlements généraux et
la définition du mandat débuta alors. Le tout s'est
déroulé il y a quatre ans et depuis, 11 communautés
se sont jointes à l'initiative et le comité se réunit
maintenant quatre fois l'an. La plus récente rencontre, réunissant
une centaine d'aînés, a d'ailleurs eut lieu au Lac Simon,
les 29 et 30 mars dernier.
Plusieurs tâches ont ainsi pu être
accomplies. Notamment, un travail intensif a fait que l'ensemble
des membres en sont pratiquement
arrivés à un consensus pour adopter une écriture
commune qui permettra à tous de lire, et de comprendre le
langage écrit. Le comité diffuse aussi de l'information
sur ce qui se fait ailleurs (colloques, etc.). C'est d'ailleurs
pourquoi il a créé un bulletin d'information qu'il
distribue trois fois par année. Des actions sont aussi prises
pour développer
de nouveaux mots (exemple, dans le domaine de l'informatique) en
jumelant des jeunes, qui suggèrent des mots à traduire,
et des aînés qui étudient la question pour
en arriver à créer de nouveaux termes. Le comité organise également
des activités pour permettre aux aînés de réseauter
en utilisant, entre autre, le système de téléconférence
rendu disponible par le Conseil en éducation des Premières
Nations (CEPN).
Tous ces importants accomplissements ne diminuent
pas le dévouement
du comité qui vise encore la réalisation de nombreux
projets. Mentionnons entre autre, la traduction de nombreux enregistrements
en langue algonquine, la création d'un site Web et le développement
d'un programme d'enseignement commun de la langue anishinabe qui
pourra être utilisé par les enseignants.
Mais pour
ce faire un financement adéquat et récurrent
est évidemment nécessaire et c'est pourquoi le comité y
consacre temps et énergie. La dernière nouvelle à ce
sujet est que cette année, le Conseil tribal de la Nation
Algonquine Anishinabeg offre un soutien financier de l'ordre de
30 000$, soit une contribution de 5 000$ provenant de chacune des
communautés
membres. Toutefois, le comité aimerait en arriver à sécuriser
un financement qui permettra d'instaurer des projets permanents
comme par exemple, remédier au fait qu'actuellement certaines
communautés
n'ont pas d'installations où enseigner la langue.
Le comité avait
d'ailleurs présenté une pétition
au gouvernement fédéral, avant le changement de leadership,
pour tenter d'obtenir qu'une loi protège la langue et que
des fonds y soient consacrée. Malheureusement, aucune réponse
n'a encore été reçue.
Ce sont grâce à de
telles démarches que la survie
et le développement de la langue algonquine sont assurés
et que les générations futures pourront, elles aussi
apprécier et avoir l'opportunité d'apprendre la langue
de leurs ancêtres.
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Mot de l'éditeur
Bonjour,
Voici la seconde parution de notre bulletin et encore plein
de belles initiatives et de nouvelles à partager! Je désire
remercier les personnes qui m'ont envoyé de l'information
et qui ont collaboré en m'accordant
une entrevue. Je profite de l'occasion pour vous rappeler que vous êtes
tous invités à soumettre vos articles ou vos nouvelles afin qu'ils
paraissent dans une prochaine édition du bulletin. Que ce soit à propos
d'un événement passé ou à venir, d'un nouveau projet,
n'hésitez pas! Cet outil est à votre service pour faire connaître
et promouvoir vos bons coups et vos initiatives.
Je vous souhaite un agréable
printemps & espère vous retrouvez
en juillet pour la prochaine édition.
Jaëlle, agent d'information (
jaelled@anishinabenation.ca)
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Formation en gestion pour les Premières Nations
C'est avec beaucoup d'enthousiasme que le Conseil tribal de la Nation
Algonquine Anishinabeg s'apprête à offrir une série
de modules de formations pour aider les gestionnaires, les directeurs
et les superviseurs des communautés membres, à améliorer
leurs habiletés professionnelles en gestion.
Effectivement,
suite à la tournée réalisée
par le Conseil tribal pour établir le “Profil d'évaluation
des besoins”, la majorité des communautés ont
exprimées la nécessité d'une telle formation.
Cette
formation en gestion pour les Premières Nations est
divisée en 12 modules qui seront offerts en anglais et en
français. Cinq places sont réservées à chacune
des communautés. Le premier module “Rôle et responsabilités
des gestionnaires” sera donné les 19 et 20 mai prochains, à Val
d'Or.
Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec
Brenda Whiteduck, coordonnatrice des formations, au 819.449.1225.
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Service offert par le Conseil Tribal
Technicien en construction Pour cette seconde édition, nous vous présentons
notre technicien en construction, M. Douglas Odjick, qui est à l'emploi
du Conseil Tribal depuis 1997.
Originaire de Kitigan Zibi, Douglas
débute sa carrière
en 1979 après l'obtention d'un diplôme de Technicien
en génie de construction et d'un certificat en menuiserie.
En 1982, il revient dans sa communauté pour enseigner le
dessin aux élèves de niveau secondaire et enseigner
la conversion métrique aux menuisiers locaux. En 1983, Douglas
retourne à Ottawa
pour poursuivre sa carrière comme estimateur et entrepreneur
en construction générale. En 1989, il fonde sa propre
entreprise, Champion Construction, où il dessine et construit
des bâtiments résidentiels et commerciaux.
Il est membre
du Comité de liaison de logement pour les Premières
Nations du Québec et membre du Comité national de
coordination de l'association des officiers du bâtiment des
Premières
Nations.
En tant que technicien en construction, Douglas procède
entre autre aux inspections de conformité des maisons et
des édifices
communautaires, s'assure que les informations relatives au Code
de la construction sont disponibles, fourni des estimations de
coûts
pour les projets communautaires, soumet des esquisses conceptuelles
préliminaires pour les résidences et édifices
communautaires, apporte son aide dans la préparation de
mandats et d'analyses de soumissions des offres de services.
Lorsque
demandé quel aspect de son travail lui plaît
le plus, Douglas affirme que c'est la possibilité de rencontrer
des gens dans les diverses communautés membres et même à travers
le Canada et de tisser des liens.
Son plus grand défi est
d'effectuer du travail pour les communautés
tout en accomplissant des tâches demandées du Conseil
tribal par d'autres organisations (comme par exemple assister et
organiser des formations), car selon lui, son temps devrait être
consacré aux communautés la majorité du temps.
Le
17 mars dernier marquait les sept ans de Douglas à l'emploi
du Conseil. Quels changements a-t-il relevé depuis ses débuts? « Tout
d'abord, à mes débuts, seulement cinq communautés étaient
membres du Conseil. Kitcisakik s'est jointe plus tard, tout comme
Wahgoshig. La taille des communautés a augmenté,
conséquemment à l'augmentation
du nombre de lots. Effectivement, la capacité de construction
a augmenté et de nouvelles infrastructures ont vue le jour.
Et Kitcisakik travaille présentement à construire
une nouvelle communauté. »
À
cause de ces nombreux développements, Douglas trouve parfois
difficile de déterminer quel projet, dans quelle communauté est
le plus urgent, car la construction débute presque toujours à la
même période partout. Mais c'est aussi ce qui fait qu'il
trouve son travail valorisant.
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L'association
des agents du bâtiment des Premières
Nations Nous vous présentons aujoud'hui une association créée
il n'y a pas longtemps et qui vise, par ses différents objectifs, à améliorer
les conditions de logement dans les collectivités des Premières
Nations.
L'Association des agents du bâtiment des Premières
Nations (ANABPN) a vu le jour il y a environ 3 ans pour unir près
de 300 membres des Premières Nations qui sont inspecteurs
en bâtiments dans leurs communautés respectives, à travers
le Canada. Ces derniers offrent des services techniques en matière
de construction et de rénovations résidentielles,
commerciales et institutionnelles.
L'association s'est fixée
un large éventail d'objectifs,
mais elle se consacre principalement à représenter
les intérêts de ses membres en matière de perfectionnement
professionnel. Notamment, défendre les politiques d'habitation
qui favoriseront de meilleures pratiques en matière de construction
et de rénovation et, en bout de ligne, l'amélioration
des conditions de logement dans les collectivités des Premières
Nations.
Pour ce faire, l'ANABPN veut faciliter l'accès aux
connaissances, aux compétences, à la formation et
aux ressources pour les intervenants concernés, afin de
leur permettre de soutenir les Premières Nations dans l'atteinte
de l'autonomie en matière
d'habitation. Pour l'association, cela signifie qu'elle doit s'employer à promouvoir, à élaborer
et à mettre en oeuvres des politiques exhaustives en matière
d'habitation qui aborderont tous les aspects techniques de la construction
et de la rénovation, tels que l'adoption et l'application
des codes du bâtiment.
L'ANABPN compte défendre activement
les intérêts
de ses membres, les agents du bâtiment des Premières
Nations, alors que rien n'était fait en ce sens auparavant.
D'ailleurs,
des partenariats ont déjà été établis
avec, entre autre, la Société canadienne d'hypothèque
et de logement, Affaires indiennes et du Nord Canada, Alliance
des associations canadienne d'agents du bâtiment, etc.
Pour
obtenir plus d'information, consultez le site web de l'association à www.fnnboa.ca.
Source
: Bulletin de l'ANABPN, volume 1 #1, été 03
Bâtir ensemble pour améliorer les conditions de logement
des Premières Nations
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Nouvelle publication
Terra incognita des Kotakoutouemis
Un nouveau livre vient d'être publié conjointement
par les Presses de l'Université Laval et le Musée canadien
des civilisations, intitulé “Terra incognita des Kotakoutouemis,
l'Algonquinie orientale au XVIIsiècle”.
Il porte sur l'histoire de la Nation Algonquine, particulièrement
sur la période du contact entre les Européens et les
autochtones de l'Abitibi-Témiscamingue.
Si vous êtes
intéressés à vous le procurez,
veuillez communiquer avec Distribution de Livres Univers, sans frais
au 1.800. 859.7474. |
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