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HISTOIRE DE LA NATION ALGONQUINE

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Organisation sociale

La société algonquine est une société patriarcale. C’est-à-dire que les familles se rattachaient au côté paternel de la famille. Par exemple, les territoires de chasse étaient transmis de père en fils et lors d’un mariage, la fille allait vivre dans la famille de son mari.

Le chef n’était pas élu, mais héritait plutôt du titre de son père. Dans le cas où un homme n’avait pas de fils, le titre était transféré à son premier gendre.

Il est aussi important de noter que le chef était en fait davantage un porte-parole que quelqu’un qui imposait des décisions. En effet, le processus de décision était très démocratique puisque chaque membre, homme ou femme, avait la liberté de s’exprimer et la décision finale était prise par consensus.

L’été plusieurs familles se rassemblaient pour des échanges, des mariages, et autre sujets communs. Il s’agissait alors de familles élargies ou encore de familles qui n’avaient pas de liens entre elles. Pendant la belle saison les gens restaient au même endroit ou se déplaçait dans les environs. Ils en profitaient alors pour amasser des provisions en vue de la saison froide. Ainsi ils faisaient sécher la viande, amassaient des baies sauvages, cultivaient certaines plantes, préparaient des plantes médicinales, etc. La nourriture amassée permettait ensuite aux familles de se rendre dans leurs territoires de chasse et de durer jusqu’à la fin novembre, soit jusqu’à ce que le cycle de l’hiver s’enclenche. L'hiver était une période de subsistance et de survie.

À cet effet, une fois l’automne arrivé, le groupe se divisait en petites unités qui ne comprenait pas plus de 30 personnes. La raison était fort simple; chaque famille disposait d’un territoire de chasse d’une superficie d’environ 1 000 kilomètres carrés, ce qui fait qu'un groupe d’une plus grande ampleur n’aurait pu survivre avec les ressources disponibles. Ces petits groupes étaient composés de familles élargies c’est-à-dire d’un grand-père, d’une grand-mère, leurs enfants, les conjoints de ceux-ci et les petits enfants.

Quand le temps doux revenait, que la neige fondait et que la glace sur les étendues d’eau se rompait, le cycle recommençait avec les familles qui repartaient vers les campements d’été.

Aujourd’hui les communautés se sont toutes fixées à un endroit et sont établies dans des maisons. Bien que poursuivant des activités traditionnelles telles que la chasse et la pêche, les gens occupent des emplois et les enfants sont à l’école.

Croyances

À la base des croyances des Anishinabeg se trouve la notion de respect. Cela signifie que chaque élément (animal, plante, insecte, roche, etc.) fait parti du cycle de la vie. Chacun à sa raison d'être et mérite autant de respect que n’importe quel autre élément. C’est pourquoi uniquement les ressources nécessaires étaient prélevées et des offrandes faites en signe de remerciement (avec du tabac).

Un autre élément important du système de croyances est le cercle. Tout se rapporte au cercle. Les saisons forment un cercle, tout comme la vie… Cette croyance se reflétait dans les habitudes de chasse. Ainsi, lorsque les familles se rendaient dans leur territoire de chasse hivernal, elles utilisaient, annuellement, un secteur différent. Elles effectuaient une rotation, pour donner le temps à la forêt de se regénérer.

Une grande importance était aussi accordée aux rêves et aux visions. Par exemple, le shaman avait des visions lui permettant de savoir où les troupeaux seraient et ainsi déterminer où le groupe devrait chasser.

C’est aussi pourquoi, lorsqu’ils atteignaient la puberté, chaque membre du groupe devait s’isoler et partir en quête d’une vision où son nom lui serait révélé ainsi que le nom de son esprit protecteur et son rôle dans la vie (devenir un chasseur, un homme médecine, etc.).

La création du monde
Il y a plusieurs interprétations mais, selon les Anishinabeg voici comment le monde a été créé : Au début du monde, les animaux étaient les maîtres du monde et vivaient tous en harmonie. Mais un incident se produisit et les animaux commencèrent à se battre les uns contre les autres. Ce qui eut pour effet de mettre en colère le Créateur, Kichi Manito. Il décida donc d’inonder le monde pour en faire renaître un nouveau. Suite à cette inondation, le monde est pratiquement disparu. Il ne restait qu’un seul groupe.

C’est alors que Wisakedjak annonça aux animaux que pour que le monde renaisse, l’un d’entre eux devrait ramener à la surface une poignée de terre pour que les plantes, les arbres et l’herbe puissent repousser. Le premier à essayer fut le huard qui était considéré le meilleur plongeur. Il plongea et resta sous l’eau pour un soleil complet et remonta à la surface à bout de souffle, presque mort. Le canard décida ensuite de tenter sa chance, mais il eut encore moins se succès que le huard. La loutre plongea ensuite, puis le vison, puis le castor, mais aucun d’entre eux ne pu ramener de la terre. Finalement, le rat musqué parla pour dire qu’il n’était pas aisément découragé. Il dit que parfois il devait plonger plusieurs fois pour trouver de quoi manger. Il plongea donc, espérant sauver le monde.


Il fut sous l’eau pendant trois soleils et tout le monde pensa qu’il était mort. Pourtant, à la fin de la troisième journée il réapparut. Il avait l’air mort, mais il respirait encore et il ouvrit un œil et sourit quant il ouvra sa patte pour laisser voir de la terre. Wisakedjak la prit et la mit sur le dos de la tortue et c’est ainsi que le nouveau monde pris forme, pour devenir tel que nous le connaissons aujourd’hui. Flottant sur le dos de la tortue.

Habillement

La plupart des vêtements traditionnels étaient fait de peau d’orignal et de chevreuil. Les vêtements les plus communs étant la tunique, le pagne, les jambières et les mocassins. En hiver, la fourrure d’ours était très utilisée, spécialement pour les capes. Pour les plus petits vêtements tels que des tuques et des mitaines, la fourrure de rat musqué et de castor était utilisée.

Habitation


La principale caractéristique de l’habitation traditionnelle des Anishinabeg est qu'elle était constituée de matériel facile à trouver dans l’environnement immédiat et elle pouvait être démontée rapidement.

Un Pikogan était construit de poteaux recouverts d’écorce. Il y avait une ouverture au sommet pour permettre la circulation d’air. Le sol était recouvert de branches de sapin qui étaient à leur tour recouvertes de fourrures ou de paille. Les gens étaient à l’intérieur seulement lorsqu’il faisait très froid et pour dormir. Autrement, ils étaient toujours à l’extérieur.

Des habitations plus permanentes étaient aussi construites sur les territoires de chasse, où les familles pouvaient retourner année après année.

Moyens de transport


Les Anishinabeg étaient une Nation de chasseurs, ce qui signifie que la mobilité était essentielle. Les matériaux utilisés devaient donc être légers et facile à transporter.

Les canots étaient faits d’écorce de bouleau, cousus avec des racines d’épinette et rendus imperméables par l’application de résine d'épinette et de graisse chauffées. C’était facile à déplacer et le matériel aisé d’accès.

Pendant l’hiver, des toboggans étaient utilisés pour le transport du matériel et les gens utilisaient des raquettes pour se déplacer. Pour les bébés, des takinagan étaient utilisés pour les transporter. Ils étaient construit de bois et recouvert d’une enveloppe faite de cuir ou de tissu. Le bébé était en position debout, avec ses pieds qui reposaient sur une planchette. La mère pouvait ensuite poser le takinagan sur son dos. Cela permettait à l’enfant d’observer son environnement et d’ainsi commencer à apprendre la façon dont les tâches quotidiennes étaient accomplies.

Langage

La langue anishinabe fait partie de la famille algonquienne. Il s’agit de la famille langagière autochtone la plus répandue dans les Amériques. Cette famille inclus entre autre les langues Innu, Odjibway, Atikamekw, etc. Cela signifie que bien que chaque Nation possède sa propre langue, leurs membres peuvent discuter et se comprendre. Vous pourrez prendre connaissance ci-dessous de quelques exemples de mots anishinabe.

Kwey – Bonjour
Megwetch – Merci
Pijashig – Bienvenue
Madjashin – Aurevoir
Sìgwan – Printemps
Nibin – Été
Tagwagi – Automne
Pibon – Hiver

 
 
 

 

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