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Habitation

 

 Wigwam, selon une toile de Paul Kane de 1846.

Groupe de jeunes Algonquins apprenant la technique de construction d’un wigwam lors du Camp culturel du Conseil tribal en octobre 2014.

 

La principale caractéristique de l’habitation traditionnelle des Anishinabeg est qu'elle était constituée de matériel facile à trouver dans l’environnement immédiat et elle pouvait être démontée rapidement. 

Un pikogan ou wigwam était construit de poteaux recouverts d’écorce ou de peaux d’animaux selon la saison. Il y avait une ouverture au sommet pour permettre la circulation d’air et à la fumée des feux de s’échapper. Le sol était recouvert de branches de sapin qui étaient à leur tour recouvertes de fourrures ou de paille. Les membres de la famille demeuraient à l’intérieur uniquement lorsqu’il faisait très froid et pour dormir. Autrement, ils étaient toujours à l’extérieur. 

Le pikogan (c’est aussi le nom d’une communauté algonquine) était de forme conique avec une ouverture au sommet, alors que le wigwam était construit de forme arrondie comme un dôme. Le fond était recouvert de branches de sapin ou de cèdre pour créer un isolant et garder les lieux secs. Ce sont les femmes qui généralement procédaient à la construction de l’habitation. Lorsque le groupe se déplaçait, l’écorce était enroulée, mais les perches de l’armature, plus faciles à trouver, étaient laissées sur place pour être éventuellement réutilisées lors d’un prochain passage de la famille ou d’un autre groupe. 

Des habitations plus permanentes étaient aussi construites sur les territoires de chasse, où les familles pouvaient retourner année après année. Toutefois, comme ils étaient souvent en déplacement et qu’ils ne pouvaient transporter que l’essentiel, il fallait que la plupart des matériaux soient facilement disponibles là où ils s’arrêtaient. En raison des matériaux utilisés, il y a peu de vestiges des endroits de campement.