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La création du monde

Il y a plusieurs interprétations mais, selon les Anishinabeg voici comment le monde a été créé : Au début, les animaux étaient les maîtres du monde et vivaient tous en harmonie. Mais un incident se produisit et les animaux commencèrent à se battre les uns contre les autres. Ce qui eut pour effet de mettre en colère le Créateur, Kichi Manito. Il décida donc d’inonder le monde pour en faire renaître un nouveau. Suite à cette inondation, la terre avait pratiquement disparu. Il ne restait qu’un seul groupe.

Toutefois, Kichi Manito prévint Wisakedjak, qu’il considérait comme son fils, de son intention et lui recommanda de faire monter dans son canot des représentants des animaux afin de les sauver de la noyade. La pluie tomba en abondance inondant toutes les terres et faisant disparaître tout ce qui existait. Seul Wisakedjak et les animaux à bord de son canot échappèrent au déluge.

Après plusieurs jours sur la mer, Wisakedjak annonça aux animaux que pour que le monde renaisse, l’un d’entre eux devrait ramener à la surface une poignée de terre pour que les plantes, les arbres et l’herbe puissent repousser. Le premier à essayer fut le huard qui était considéré le meilleur plongeur. Il plongea et resta sous l’eau pour un soleil complet et remonta à la surface à bout de souffle, presque mort. Le canard décida ensuite de tenter sa chance, mais il eut encore moins se succès que le huard. La loutre plongea ensuite, puis le vison, puis le castor, mais aucun d’entre eux ne pu ramener de la terre. Finalement, le rat musqué parla pour dire qu’il n’était pas aisément découragé. Il dit que parfois il devait plonger plusieurs fois pour trouver de quoi manger. Il plongea donc, espérant sauver le monde.

Il fut sous l’eau pendant trois soleils et tout le monde pensa qu’il était mort. Pourtant, à la fin de la troisième journée il réapparut. Il avait l’air mort, mais il respirait encore et il ouvrit un œil et sourit quand il ouvrit sa patte pour laisser voir de la terre. Wisakedjak la prit et la mit sur le dos de la tortue et c’est ainsi que le nouveau monde pris forme, pour devenir l’Amérique du Nord telle que nous le connaissons aujourd’hui. Cette légende associée à la forme que présente l’Amérique du Nord explique pourquoi la terre (celle des Algonquins) est souvent désignée sous le terme de la Grande Tortue (Mikinàk).

Il faut noter la ressemblance intéressante entre cette légende autochtone et celle de Noé et de son arche racontée dans la religion catholique.