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Le chef (ogima)

Le chef qu’on désignait sous le nom algonquin de « Ogima » n’était pas élu, mais héritait plutôt du titre de son père. Dans le cas où un homme n’avait pas de fils, le titre était transféré à son premier gendre.

Il est aussi important de noter que le chef était en fait davantage un porte-parole que quelqu’un qui imposait des décisions. En effet, le processus de décision était très démocratique puisque chaque membre, homme ou femme, avait la liberté de s’exprimer et la décision finale était prise par consensus. De plus, l’autorité du chef était beaucoup plus morale qu’exécutoire et chacun avait en quelque sorte la liberté de se plier à sa volonté ou au contraire de s’en tenir à son propre jugement. Le chef devait être persuasif pour que sa volonté soit respectée si bien que celui qui dirigeait le clan ou la nation devait absolument être un excellent orateur.